Rapport 2026 sur l’état des lieux du sexisme en France

Le Haut Conseil à l’Egalité a publié son rapport annuel sur l’état des lieux du sexisme en France, consacré à la montée des thèses masculiniste.

Le baromètre 2026 du HCE s’appuie sur une enquête Toluna Harris Interactive conduite en ligne auprès de 3061 personnes âgées de 15 ans et plus, représentative de la population française. Le questionnaire a été enrichi de questions ciblées permettant d’évaluer l’adhésion aux thèses masculinistes. Ce rapport a été mené, piloté et rédigé par la commission « Stéréotypes et rôles sociaux » du HCE, co-présidée par Muriel Reus et Pascal Huguet, accompagnés par Didier Chavrier et Céline Piques, corapporteur et corapportrice.

Le rapport identifie deux formes de sexismes, le sexisme paternaliste et le sexisme hostile. Le sexisme paternaliste est un sexisme faussement bienveillant du quotidien qui légitime une répartition hiérarchisée des hommes et des femmes. Le sexisme hostile est un sexisme violent, se traduit par une hostilité envers les femmes et peut inclure des attitudes agressives ou dévalorisantes.

Le Haut Conseil à l’Egalité formule donc 25 recommandations, et parmi elles :

  • Rendre les séances d’EVARS obligatoires et donner un cadre et des moyens pour les appliquer.
  • Renforcer les contrôles de l’ARCOM et de PHAROS et créer une catégorie autonome “masculinisme” dans les signalements pour suivre le phénomène.
  • Rendre transparent les algorithmes afin de redonner aux utilisateurs le contrôle de leur expérience en ligne.
  • Intégrer le « terrorisme misogyne » dans les doctrines de sécurité.
  • Confier au Haut Conseil à l’Égalité entre les femmes et les hommes (HCE), avec des moyens humains et financiers dédiés, la mission d’Observatoire national du masculinisme et des radicalisations sexistes.