Groupe de travail FABLIJES : littérature de jeunesse et éducation des filles au 19e siècle

En 2018/2019, ce séminaire porte sur l’éducation des filles au XIXe siècle et croise les regards des historiens, des littéraires et des philosophes de l’éducation.

En 2018/2019, le séminaire porte sur l’éducation des filles au XIXe siècle et voudrait croiser les regards des historiens, des littéraires et des philosophes de l’éducation.
Il s’agira d’interroger les représentations de l’éducation des filles dans la littérature pour la jeunesse aussi bien que les stratégies d’éducation des filles par les productions pour la jeunesse et que les discours sur l’éducation des filles. Quelles conceptions et quels imaginaires de l’éducation féminine les textes littéraires dessinent-ils ? Dans quelle mesure rencontrent-ils le discours des pédagogues et d’autres prescripteurs (préfaces d’auteurs, éditoriaux de journaux, discours institutionnels) ? Quels dispositifs littéraires énonciatifs et narratifs ces différents discours mettent-ils en œuvre ? Quelles évolutions ou revirements observe-t-on entre la fin du XVIIIe et le début du XXe ? Des mises en perspectives avec les XXe et XXIe siècles sont tout à fait envisageables.

D’autres pistes (loin d’être exhaustives) pourront être abordées :
-Quels savoirs pour les filles ?
-Le roman sentimental des jeunes filles
-Le motif de la poupée dans l’éducation des filles
-Comment l’éducation des filles est-elle représentée en fonction des espaces éditoriaux (presse, édition scolaire, roman etc.) ?
-Quels sont les silences et les non-dits, le représenté et le non représenté, dans les “matières” et les modèles d’éducation proposés ?
-Quelles classes d’âges littérature pour la jeunesse et discours sur l’éducation configurent-ils ?
-Etc.

Séance du 15 mai 2019 – Fabriques du féminin (14h-17h30 – ESPE, salle C105)
• Francis Marcoin (Université d’Artois) : « La fabrique des mères par la littérature de jeunesse »

• Béatrice Ferrier (Université d’Artois) : « Le jeu des filles dans le théâtre mixte de la fin du XVIIIe siècle : des enjeux éducatifs singuliers ? »