Un quart des jeunes de 15 à 26 ans immigrés, descendants d’immigrés, ou nés en outre-mer déclarent avoir subi une discrimination liée à l’origine ou à la couleur de peau au cours des cinq dernières années 📊
𝗖𝗲𝘀 𝗱𝗶𝘀𝗰𝗿𝗶𝗺𝗶𝗻𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻𝘀 𝗻𝗲 𝘀𝗼𝗻𝘁 𝗻𝗶 𝗺𝗮𝗿𝗴𝗶𝗻𝗮𝗹𝗲𝘀, 𝗻𝗶 𝗽𝗼𝗻𝗰𝘁𝘂𝗲𝗹𝗹𝗲𝘀.
Elles traversent les parcours scolaires, l’accès aux stages, à l’emploi, au logement, aux soins, et structurent durablement les trajectoires de vie.
Ainsi 𝟰𝟭 % des jeunes perçus comme noirs, arabes ou maghrébins déclarent avoir été 𝗱𝗶𝘀𝗰𝗿𝗶𝗺𝗶𝗻𝗲́𝘀 𝗱𝗮𝗻𝘀 𝗹𝗮 𝗿𝗲𝗰𝗵𝗲𝗿𝗰𝗵𝗲 𝗱’𝘂𝗻 𝗲𝗺𝗽𝗹𝗼𝗶 👔
Selon l’origine perçue, ces mêmes jeunes ont jusqu’à 𝟰𝟬 % 𝗱𝗲 𝗰𝗵𝗮𝗻𝗰𝗲𝘀 𝗲𝗻 𝗺𝗼𝗶𝗻𝘀 𝗱’𝗼𝗯𝘁𝗲𝗻𝗶𝗿 𝘂𝗻 𝗹𝗼𝗴𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 🔑
Et quand ils déclarent avoir subi un traitement défavorable 𝗮̀ 𝗹’𝘂𝗻𝗶𝘃𝗲𝗿𝘀𝗶𝘁𝗲́, les étudiants rapportent que 𝗹𝗮 𝗻𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻𝗮𝗹𝗶𝘁𝗲́ 𝗲𝘁 𝗹’𝗼𝗿𝗶𝗴𝗶𝗻𝗲 𝘀𝗼𝗻𝘁 𝗹𝗲𝘀 𝗽𝗿𝗶𝗻𝗰𝗶𝗽𝗮𝘂𝘅 𝗰𝗿𝗶𝘁𝗲̀𝗿𝗲𝘀 𝗱𝗲 𝗰𝗲𝘁𝘁𝗲 𝗱𝗶𝘀𝗰𝗿𝗶𝗺𝗶𝗻𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻 🎓
Le nouveau rapport du Défenseur des droits met en évidence la dimension cumulative et systémique de ces atteintes aux droits qui reproduisent et amplifient des inégalités sociales existantes, fragilisent l’insertion professionnelle et altèrent le sentiment d’appartenance à la société.
Pour les associations, les établissements d’enseignement, les recruteurs, les collectivités territoriales et l’ensemble des professionnels en contact avec ces jeunes, ces constats et recommandations dessinent un champ d’action concret.
𝗟𝗲𝘀 𝗽𝗼𝗹𝗶𝘁𝗶𝗾𝘂𝗲𝘀 𝗽𝘂𝗯𝗹𝗶𝗾𝘂𝗲𝘀 𝗰𝗼𝗺𝗺𝗲 𝗹𝗲𝘀 𝗽𝗿𝗮𝘁𝗶𝗾𝘂𝗲𝘀 𝗽𝗿𝗼𝗳𝗲𝘀𝘀𝗶𝗼𝗻𝗻𝗲𝗹𝗹𝗲𝘀 𝗾𝘂𝗼𝘁𝗶𝗱𝗶𝗲𝗻𝗻𝗲𝘀 𝗱𝗼𝗶𝘃𝗲𝗻𝘁 𝗰𝗼𝗻𝘁𝗿𝗶𝗯𝘂𝗲𝗿 𝗱𝗶𝗿𝗲𝗰𝘁𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗮̀ 𝗽𝗿𝗲́𝘃𝗲𝗻𝗶𝗿, 𝗶𝗱𝗲𝗻𝘁𝗶𝗳𝗶𝗲𝗿 𝗲𝘁 𝗰𝗼𝗿𝗿𝗶𝗴𝗲𝗿 𝗹𝗲𝘀 𝘀𝗶𝘁𝘂𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻𝘀 𝗱𝗲 𝗱𝗶𝘀𝗰𝗿𝗶𝗺𝗶𝗻𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻𝘀 ⚖️
Jeunes et discriminés en raison de l’origine : des parcours durablement affectés – Rapport de la défenseure des droits
